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Cultural Leadership Programm

Entreprises culturelles en Afrique de l’Ouest : les femmes ne doivent plus jouer les seconds rôles

Misa Alves (Cap-Vert)

Au sein des organisations culturelles en Afrique de l’Ouest, les  femmes sont souvent «assistantes »…avec toute la connotation péjorative de l’expression. Des seconds couteaux qui ne couperont peut-être jamais.

Du fait de la saturation des métiers traditionnels taillés à la mesure des « lead-vocaux », présidents d’associations ou administrateurs, aucune marge de carrière n’est offerte à toutes les nouvelles compétences féminines impliquées dans le secteur depuis quelques années. Les nouveaux métiers en application dans les autres secteurs doivent s’inviter dans les arts et la culture pour accélérer les processus d’innovation qui l’interpellent.

Nous faisons face à une obsolescence de nos outils de production et d’administration alors qu’il nous faut des connaissances dans tous les domaines. Le besoins de « données nourrissant » est réel.

Une conscience féminine nouvelle se doit d’émerger pour mettre en cohérence toute l’énergie créatrice en effervescence depuis tant d’années et que nous n’arrivons pas à convertir en valeurs utiles. Le projet Africa Fête et le Raw Material Company (Sénégal) sont des exemples connus de réussite du fait, en grande partie, de la conscience et du pragmatisme des initiatrices.

Rares sont les organisations professionnelles qui disposent d’une mémoire. Excepté les pièces comptables,  « Tout » est dans la seule tête du Président ou de l’administrateur.

La ressource première étant humaine, nous ne l’avons jusqu’ici pas utilisée à bon escient… raison principale de la précarité qui habite notre secteur.

Il urge d’évaluer notre ressource humaine pour nous rendre effectivement compte de ses insuffisances et du grand besoin de sang neuf… une personnalité beaucoup plus consciente et beaucoup plus sensible à la vision qui nous incombe.

Oumar Sall

Saly, Jour 04 de la formation


Entrepreneuriat culturel : video jour 01

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Du 17 au 22 Septembre 2012. Jour 01, présentation générale du projet



Il nous faut être présent sur ce que nous faisons

co-devenir

Si le temps est la ressource la plus importante après l’Homme, le secteur culturel ne sait pas trop l’utiliser.

Rarement, nous cochons la case “objectif atteint”, parce que incapable de rationaliser notre temps de travail. Si nous ne sommes pas entrain de faire, parfois seul, quatre voire cinq projets en même temps, nous sommes dans des structures où les ressources ne sont ni documentées encore moins évaluées.

Ainsi, toute capacité d’anticipation nous échappe. Chaque jour, nous posons des “actes bloquants” qui freinent lourdement toute atteinte de résultat.  Tout devient ainsi instable autour de nous et nous échappe : manque de temps ; système d’information déficient ; caractère désagréable de nos relations avec nos collaborateurs ; manquements organisationnels. Aussi, aucune des tâches exécutées ne donnent de résultat parce que isolées, orphelines.

Dans notre confusion des rôles, nous ne savons même pas distinguer les différents métiers devant intervenir dans nos projets : est-ce un métier technique ? un métier commercial ? un métier organisationnel ? un métier financier ? un métier de création ? un métier de conception ? Preuve que nous n’avons ni mission ni vocation, encore moins des objectifs et des buts.

Ce tableau, s’il n’est pas applicable à toutes les initiatives culturelles en Afrique de l’Ouest, est représentatif de la majorité de structures.

Que faire ?

Une initiative culturelle, comme toute entreprise, doit savoir où elle va pour que les ressources puissent la suivre.

Oumar Sall Saly : Jour 02 de la formation


Entrepreneuriat Culturel : obtenir un retour croissant de nos efforts !

La gestion des ressources rares comme le temps ; la gestion des performances ; la vision ; l’orientation ; la définition des buts ; la structure ; le projet ; le challenge ; innover ; la chaîne des valeurs ; les métiers prioritaires de la culture ; la communication ; le marketing ; l’activité commerciale ; le retour sur investissement ; le coaching informel ; le bénévolat ; la motivation ; l’implication ; l’engagement ; les expectatives ; la création de métiers ; l’endettement psychologique..

Sonia, Delphine et Misa

 

En quoi ces notions interpellent-elles le secteur des arts et de la culture ?

– parce que nous sommes un secteur qui n’a pas toujours les compétences qu’il faut au moment qu’il faut ;

– parce que nous ne savons pas travailler en équipe ;

– parce que nous sommes très rarement dans la donation de sens

alors le temps de faire nous échappe. L’immédiateté nous tutoie sans que nous ne puissions réagir. Laissant ainsi nous filer entre les doigts un processus participatif dans lequel nous avons un rôle oh combien important à jouer.

Dans cette immédiateté, demain c’est déjà trop tard. Le temps n’y a plus sa vraie valeur et la surcharge de compétition noie notre capital émotionnel dans l’éphémère. En vain, artiste et opérateur culturel attendent une reconnaissance qui tarde où peut-être ne viendra jamais. Le temps de l’isolement s’installe alors en nous et nous dé-courage.

 

Oumar Sall

Hôtel Royal Saly : Jour 01 de la formation soutenue par l’UE



Entrepreneuriat culturel : les candidats retenus pour la 1ère session à Dakar

A la suite d’un appel à candidatures pour la participation à la première session de Dakar sur le programme CULTURAL LEADERSHIP financé par l’Union Européenne (Investing In People), nous avons reçus 45 dossiers. Voici la liste des 12 retenus :

 

1. Burkina : Estelle Songre

2. Bénin : Boko Koudakossi Hermione

3. Côte d’Ivoire : Yoboue Afoue Delphine

4. Cap-Vert : Maria Isabel Alves

5. Guinée Bissau : Guilherme De Sa Filipe

6. République de Guinée : Fatoumata Signane

7. Mali : Kadiatou Dembélé

8. Niger : Hachimou Oumarou

9. Togo : Sonia Akoua Gomadoh

10. Sénégal : Marie Helene Pereira, Sadibou Dabo et Ndèye Mané Touré

La formation aura lieu à l’hôtel Royal Saly et sera animée par l’Ecole Supérieure de Management de Projets.

 


Le projet

Le financement du projet a été fixé l’an dernier par les 500 millions euros du program de l’Union Européenne Investing in People. Les partenaires du projet sont le Centre des arts GoDown à Nairobi, au Kenya, Groupe 30 Afrique au Sénégal, Doual’art au Cameroun, Casamemoire au Maroc et l’Institut Goethe.

Le but ultime du programme est de faire progresser la dimension culturelle du développement et de la diversité culturelle en Afrique à travers l’amélioration de la gouvernance culturelle. Il est proposer  la capacitation d’un leadership qualifié pour élaborer et appliquer efficacement des politiques et stratégies, et pour  gérer efficacement les organisations de la société civile et les institutions publiques.

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