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Les crises identitaires ne sont solubles ni dans la démocratie, ni dans le développement. Par Yidir Plantade

La proclamation de l’indépendance de la république de l’Azawad par le MNLA, organisation politico-militaire essentiellement composée de Touareg, replace d’éclatante façon la problématique identitaire au centre des préoccupations internationales. Cette évidence semble pourtant difficile à accepter pour certains analystes. Ainsi, dans une tribune publiée le 29 mars par Le Monde.fr, Serge Michailof, chercheur à l’IRIS, professeur à Sciences-Po et consultant pour la Banque mondiale, évoque la nécessité de “la restauration de l’Etat de droit au Mali”, laquelle passerait par des “programmes de développements de grande ampleur”, en sus d’une “nécessaire réponse militaire”. (Lire plus…)


Frantz Fanon, au nom des damnés de la terre.. Par Achille Mbembe

Il y a cinquante ans disparaissait Frantz Fanon, héraut de l’anticolonialisme. L’essayiste Achille Mbembe, qui préface la réédition de ses “Oeuvres” (La Découverte), évoque cette grande figure. (Lire plus…)


France-Afrique : Ces sottises qui divisent, par Achille Mbembe

L’on veut savoir pourquoi, à mes yeux, le discours de Nicolas Sarkozy à Dakar est inacceptable, voire à la limite du vraisemblable.

Il l’est pour quatre raisons.
Il y a d’abord la volonté, plusieurs fois suggérée par Nicolas Sarkozy lors de la récente campagne électorale, d’instrumentaliser l’histoire de France ou, en tout cas, de rallier les Français à une vision agressive du signifiant national. (Lire plus…)


Boubacar Boris Diop : ’’ Nous ne devons pas faire notre littérature avec l’histoire littéraire des autres’’

L’écrivain sénégalais Boubacar Boris Diop a invité jeudi ses confrères du continent à avoir ‘’le courage de partir de rien’’ en tenant compte de l’histoire littéraire de leurs sociétés, leurs contraintes historiques, sociales et faire confiance au verdict de l’Histoire.

‘’Nous aussi devons avoir le courage de partir de rien. Nous ne devons pas faire notre littérature avec l’histoire littéraire des autres, mais bien avec la nôtre, avec nos contraintes historiques, économiques, sociales, etc.’’, a dit M. Diop, qui participait, avec le philosophe Souleymane Bachir Diagne, à un débat organisé à la librairie Athéna, dans le cadre du cinquième anniversaire de la structure. (Lire plus…)


La politique culturelle du Sénégal, de Senghor à nos jours

Une politique culturelle est un ensemble d’indicateurs visant à permettre le développement culturel d’un pays, d’une région ou d’une ville. De façon plus précise, elle est constituée d’un ensemble de principes, d’objectifs, de moyens émanent d’un groupe et mis en œuvre par une autorité.  Dès qu’on parle de politique, cela signifie donc un ensemble de finalités (long terme), d’objectifs quantifiables (à moyen terme) et de moyens (ressources humaines et financières, dispositions réglementaires, juridiques et législatives etc) qui sont explicites et cohérents entre eux. On pourrait ainsi définir la politique culturelle comme l’ensemble des schémas, des programmes, des orientations, des actions qu’un Etat ou une institution doit mener comme décision et programmation en son sein et à l’extérieur pour définir et signifier son identité et sa personnalité comme apports à l’humanité. De la culture d’un peuple, émane donc sa politique culturelle. Celle-ci existe au Sénégal depuis l’Indépendance de 1960 sous le règne de Senghor (1960-1980), puis celui de Abdou Diouf (1981-2000) et continue avec Me Abdoulaye WADE 3ème président de la République du Sénégal à la faveur de l’alternance démocratique survenue le 19 mars 2000. (Lire plus…)


“Le colonisé est un persécuté qui rêve en permanence de devenir persécuteur”

FANON, ENTRE LE RÉEL* ET L’INCONSCIENT

Jacques ANDRÉ, Psychanalyste

Ce que je sais seulement c’est que mon être tout entier me fit l’effet de courir aveuglément et à toute vitesse vers quelque chose de monstrueux et d’immobile, avec un choc violent trop soudain et trop rapide pour n’être qu’étonnement et indignation, contre cette main noire qui m’arrêtait timidement en se posant sur ma chair de femme blanche. Car, dans le contact d’une chair avec une autre chair, il y a comme une dérogation, quelque chose qui coupe net et droit à travers les voies enchevêtrées de l’ordre et des convenances, quelque chose que connaissent les ennemis aussi bien que les amants, car c’est ce quelque chose qui les fait tous les deux “.

FAULKNER (Absalon ! Absalon !) (Lire plus…)


  
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