Groupe30Afrique

Afrique du Sud : mémoire de rien

Etre tué en Afrique du Sud parce qu’on est immigré.
Dans les hostels (anciennes ha bitations des mineurs) des faubourgs de Soweto où vivent près de 4 millions de personnes, la violence qui y avait régné en mai 2008 est sans nom. Pendant que des immigrés étaient chaleureusement assassinés par certains, d’autres leur volaient téléviseurs et électroménagers. (Lire plus…)


Qu’est-ce qu’une minorité ?

Quand le développement n’est plus humain, la notion de minorité change et concerne cette foultitude de citoyens que le sort oglige à toujours aller chercher le gain plus loin. Dans cette brutale intrusion de la mobilité dans les familles avec ses membres obligés d’aller toujours plus loin pour “gagner leur vie”, c’est la notion même de “foyer” qui s’interroge.

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Cimetière d’esclaves à l’abandon. Honte & Tristesse

 

 

Art. 14. Les maîtres seront tenus de faire enterrer en terre sainte, et dans les cimetières destinés à cet effet, leurs esclaves baptisés ; et à l’égard de ceux qui mourront sans avoir reçu le baptême, ils seront enterrés de nuit, dans quelque champ voisin du lieu où ils seront décédés.

Code noir de 1685

 

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Votre 1% compte pour la créativité

Le 10 juin, des responsables de projets bénéficiaires du Fonds international pour la diversité culturelle (FIDC) vont partager leurs expériences et discuter sur les possibilités que leurs projets ouvrent au niveau local et l’impact qu’ils réalisent dans les pays en développement au Siège de l’UNESCO à Paris.

Mike van Graan, directeur exécutif de l’African Arts Institute, animera cette conversation entre Claudia Billourou, co-directrice de l’Escuela de Artes y Oficios del Teatro Argentino de la Plata, Argentine; Diego Padilla, directeur adjoint de l’Instituto de Relaciones Internacionales e Investigaciones para la Paz, Guatemala; Oumar Sall, coordinateur du Groupe 30 Afrique, Sénégal; et Michelle Constant, directrice exécutive de Business and Arts South Africa, Afrique du Sud. (Lire leurs biographies)

Le FIDC, fonds institué par la Convention de 2005 sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, investit dans la créativité et soutient des projets qui permettent un changement transformationnel dans les pays en développement.

Cet événement qui marque le lancement de la campagne de levée de fonds « votre 1% compte pour la créativité » sera suivi par la quatrième Conférence des Parties de la Convention de 2005 qui aura lieu du 11 au 14 juin 2013.

Suivez le débat et participez à la conversation sur Twitter @UNESCO et FacebookUNESCO.

Pour plus d’informations sur les projets du FIDC qui seront présentés lors de la session d’échange et de débat:


SENEGAL : Un comité national mis en place pour la gestion des projets TIC

Le Comité de l’information de la science et de la technologie pour le développement (CODIST) national, installé lundi à Dakar, vise à faciliter la gestion et le partage de l’information sur les programmes et projets en cours dans le secteur des Technologies de l’information et de la communication (TIC), a expliqué le ministre en charge de ce secteur, Cheikh Bamba Dièye.

Le Sénégal, à travers cette structure instituée par arrêté du Premier ministre Abdoul Mbaye, “a voulu mettre en place une organisation permettant de prendre en charge ces questions d’une très haute importance”, a déclaré le ministre de la Communication, des Télécommunications et de l’Economie numérique.

Cheikh Bamba Dièye s’exprimait lors de la cérémonie d’installation du Comité de l’information et de la science et de la technologie pour le développement (CODIST), coïncidant avec la journée d’information et de sensibilisation sur les activités de la nouvelle structure.

Selon M. Dièye, le CODIST “peut être considérée comme le symbole d’une volonté politique des autorités gouvernementales de faire des acteurs des Technologies de l’information et de la communication de véritables moteurs du développement économique et social du Sénégal”.

“Le CODIST national se veut donc un cadre permanent de concertation solide et pérenne entre les différents parties prenantes”, a précisé le ministre de la Communication, des Télécommunications et de l’Economie numérique.

Le CODIST, a-t-il souligné, est organisé autour du ministère de la Communication, des Télécommunications et de l’Economie numérique pour “un meilleur suivi de l’implémentation des directives et d’évaluation des recommandations”.

“Le gouvernement du Sénégal, pour sa part, ne ménagera aucun effort pour faciliter l’atteinte des objectifs au CODIST national”, a assuré Cheikh Bamba Dièye.

Le Comité de l’information, de la science et de la technologie pour le développement est l’un des sept organes subsidiaires de la Commission économique pour l’Afrique (CEA). Il se compose de représentants et d’experts des États membres, qui se réunissent tous les deux ans.

Le rôle du CODIST est d’examiner les questions relatives aux secteurs des technologies de l’information et de la communication, de la géo-information et de la science et de la technologie. Il lui revient notamment de formuler des politiques et stratégies pour résoudre les problèmes de développement de l’Afrique et de déterminer les priorités à inclure dans le programme de travail de la Division des TIC, de la science et de la technologie de la CEA.

BHC/BK

 


20 organisations professionnelles ont bénéficié de la session “Futur Academy” à Dakar

Comme à toutes les étapes, “FUTUR ACADEMY” s’est arrêté, après un premier passage au mois de mai 2012, à Dakar. 20 organisations professionnelles, venues de tout le Sénégal, ont pris part aux trois modules dispensés par des experts. Elles bénéficient, dans la foulée, d’une assistance comptable qui permettra à chacune d’elle, de produire un bilan comptable au 31 décembre 2013.

La région de Fatick sera la dernière étape de notre Université Mobile


Viye Diba : Si nous voulons construire une société conçue sur le principe du désordre, cela peut être un concept intéressant. Mais il faut l’affirmer et l’assumer

 Le phénomène du “contournement et de l’enjambement ”

“Quand vous marchez sur les rues des capitales africaines surpeuplées, votre corps est exagérément sollicité. Parce qu’à cause des étalages des marchands ambulants, occupant anarchiquement les trottoirs, vous ne faites que contourner et enjamber. Ainsi, tout en voulant être rapides, nous créons les conditions d’être lents. Ce qui est un désavantage dans un monde régie par la vitesse.
Ceci se transcrit exactement au niveau politique : les vrais problèmes sont toujours contourner ou enjamber pour des raisons politiciennes. Les difficultés s’amoncellent ainsi pour les générations futures à qui nous les léguons en héritage.
Si nous voulons construire une société conçue sur le principe du désordre, cela peut être un concept intéressant. Mais il faut l’affirmer et l’assumer.
Les racines de cette théorie, qui est contraire à toute ambition de développement, sont l’indiscipline et le manque de patriotisme. En ces deux aspects au moins, les modèles chinois et japonais devraient faire école sur le continent.”


Viye Diba : Une culture n’a d’intérêt que lorsqu’elle permet à ceux qui la pratiquent de régler des questions liées à leur existence

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‎”Une culture n’a d’intérêt que lorsqu’elle permet à ceux qui la pratiquent de régler des questions liées à leur existence”. Viyé Diba (Artiste visuel). Dans le cadre de notre Université mobile “Futur Academy”, nous avons accueilli cet artiste à l’intelligence exceptionnelle, qui sait toucher du doigt les maux de nos sociétés.. un petit aperçu en attendant la vidéo complète.


Formation des formateurs : la session reportée pour insuffisance de candidatures

La session de “formation des formateurs” initialement prévue du 19 au 24 Novembre 2012 à Dakar, est reportée à une date ultérieure ; le nombre de candidatures retenues ne faisant pas la moyenne requise.

Merci de continuer à postuler (voir information par ce lien : http://g30.nelamservices.com/?p=260)

Les dossiers déjà envoyés seront considérés lors de la sélection finale.

Bien à vous


Sénégal : le marché de l’art se drape de noir

"vendre à tout prix" Cheikh Ba

«A Chaque fois que le mot marché est évoqué dans une activité, je pense systématiquement à Tilène ou Sandaga (marchés populaires dakarois) ». Ce propos provocateur d’un sculpteur sénégalais pour défendre son scepticisme quant à l’existence réel d’un marché de l’art au Sénégal ou plus généralement dans l’espace CEDEAO mérite qu’on s’y attarde.

Le mot marché suppose une transaction entre un fournisseur et un acquéreur autour d’un produit. A cette simple définition, le marché existe bel et bien ; sauf que nous restons alors dans la définition du sculpteur. Le produit artistique n’aura aucune différence avec l’atiéké, le foufou, le niébé ou l’igname.

Qu’est-ce qui doit faire la spécificité d’un marché de l’art ?

D’abord l’objet de la transaction, ensuite sa valeur et enfin le statut des différents protagonistes (artistes, galeristes, collectionneurs, agents artistiques, mécènes et, dans certains cas, l’Etat). Tout cela dans un cadre supposé légal régi par l’autorité politique qui propose un environnement sécurisé accompagné d’indicateurs fiables permettant de suivre à la trace les flux et dé-flux du marché. Quand un marché est solide et sécurisé, les collectionneurs ferment les yeux sur la conjoncture et n’hésitent pas à poser la signature sur le chéquier. Parce que simplement l’œuvre d’art, en tant qu’objet de la transaction, devient une valeur refuge ; un “actif artistique” immobilisable.

L’artiste

« L’artiste est le producteur authentique des objets que chaque civilisation laisse derrière elle comme la quintessence et le témoignage durable de l’esprit qui l’anime.» ainsi est défini l’artiste par Hannah Arendt, dans son texte La crise de la culture. Il est « producteur » ; donc un acteur du marché. La question est dés lors de  savoir comment ce producteur « peut-il prospérer sans appui du gouvernement ou de mécènes locaux lorsqu’il doit compter sur une poignée de touristes et la communauté des expatriés pour survivre?» s’interroge le Dr Ghanéen Agbenyega Adedze (in Bulletin du Codesria, numéro 3,4). L’artiste africain ne bénéficie pas économiquement et socialement de son génie créateur, et les gouvernements africains, le secteur privé, les intellectuels et les amateurs d’art africain doivent appuyer, soutenir et promouvoir notre vibrant et dynamique héritage culturel.

Quel consommateur (acquéreur) ?

Partant de ce qui précède, nous pouvons affirmer que toutes les fois que la culture, par les produits qu’elle propose, devient une affaire de position sociale, elle a été en même temps ennuyeuse. La masse, se sentant floué, se tourne tout simplement vers le divertissement. Il faut que l’artiste qui vit et travaille en Afrique ou sur l’Afrique redevienne le producteur d’objets culturels qui durent à travers les siècles.

 

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